Thaï 12/18: GREATEST HITS

Songkran

Songkran

29 Apr 2007

GREATEST HITS en audiobook

[audio http://universpodcast.com/contents/lesaventuresdethierry2/thaii-12-18-greatest-hits.mp3]

C’est décidé, je reste.
Parce qu’après 3 semaines vécues au sein de Wuntuetee, il me parait clair que je n’ai pas fait tout ce que je devais. Je me suis très bien senti, même un peu trop bien. J’étais trop en vacances et pas assez en volontariat. Et puis d’ailleurs
, je n’avais aucune raison de suivre Nathan et G dans les tribus au Nord. Je voulais me compliquer les choses et vivre mon expérience. Etre seul, ou presque.

C’est alors que j’ai appris qu’il y aurait 7 nouveaux volontaires le mois prochain.

Hotel California

Mais lors du premier weekend du mois, je ne savais absolument pas ce que je voulais. Ça n’avait d’ailleurs aucune importance. Ce qui en avait, c’était que Pierre, James, G et moi venions de rater le seul bateau du samedi vers Koh Surin. Après avoir raté quelques bus pour rentrer, on a finalement embarqué pour ‘Reggae Island’, de son vrai nom Koh Phayam. Le ‘Bamboobungalows’ nous a accueillis à bras ouverts en nous promettant le taxi du ponton au bungalow pour pas un rond. Aleave, jcc (jeune cool camé), nous a fait découvrir nos chambres et comment l’hôtel fonctionnait.

Alors, c’est vrai que 150b (3,75 euros) le bungalow rudimentaire avec juste 2 lits et 1 moustiquaire, c’est un bon deal. De plus que ce bungalow est à 2 min de la plage. Plage qui, je vous en fais la confidence, est déserte et face à un coucher de soleil. Il y a des hamacs et des chaises, tout pour se relaxer. Et histoire que le fantasme soit complet, on peut se commander un ptit cocktail.
Mais cet hôtel des âmes perdues n’est pas ma définition du bonheur. 2 jours étaient amplement suffisants. Et puis y avait un hic. On payait sa note à la fin.

C’est donc le cœur léger que j’ai quitté ce paradis cloisonné sans vie.
Bien sûr, il a fallu faire chier le patron pour qu’il nous rembourse seulement la moitié du taxi. Je n’aurai jamais reçu le pain à l’ail que j’avais commandé 2 fois. Et l’homme mystérieux qui m’a prêté sa planche de surf ne m’a pas beaucoup aidé avec son énigmatique « Once you’ll hit the wave, you will know » pour apprendre ce sport nautique.

100_8040

Sabaï Sabaï

Monday, monday

La semaine, une fois de plus, est assez brouillon.
Nous avons été à l’enterrement d’une élève de la classe de Massot et Kung, 2 enfants du projet Wuntuetee. Et ça a été l’occasion de découvrir qu’un enterrement là-bas dure 3 jours, que les gens ne sont pas vraiment tristes, à cause de la réincarnation
, mais qu’ils sont quand même habillés dans de sombres habits. On y a dégusté des ‘pa thong ko’ (ou donuts thaïs, dont la recette et les infos se trouvent ici) , de petites choses grasses sans goût et un de mes aliments préférés. On y a bu un thé hyper sucré, comme la majorité des trucs sucrés là-bas et au final, je repars avec un beau souvenir de tout ça. Le soir, Pierre et James nous ont quitté. Enfin, ils ont essayé. Le lendemain, n’ayant pas eu de bus, ils sont revenus à Wuntuetee…
Team Canada a encore pataugé un peu mais leur e-mail m’a raconté que 3 jours infernaux plus tard, ils sont arrivés à Chiang Mai. LE lieu pour fêter Songkran.

De son côté, Team Belgium a construit une clôture, planté du bambou, creusé des trous…

Et vendredi, il a aussi fêté Songkran.

A cette occasion, (pi)Bao nous a expliqué que la tradition voulait qu’en ce jour de nouvel an, on rende hommage aux anciens. On a donc rassemblé des fleurs, on les a trempées dans l’eau pour la parfumer et chacun à notre tour on a pris une ptite bassine de cette eau pour la déverser sur la tête de (pi)Jak après l’avoir remercié pour tout.

This is the End

Imaginez.

Une ville.

Il y a un énorme embouteillage, mais, curieusement, pas d’accident.

Tous les pickups sont à l’arrêt. Dedans, des familles entières, des jeunes… Parfois jusqu’à 20 personnes dans le bac d’une voiture. Au bord de la route, plein de gens aussi.


Toute la route est trempée, tout le trottoir aussi.
Une catastrophe naturelle?


Non, ils sourient tous.

Et dans leurs mains, des revolvers.

Lama et Massot, pour l'instant secs

Lama et Massot ont un peu froid…

En tant que ‘farang’ (étranger) dans une de ces voitures, on est parfois chanceux car les Siamois (les habitants du Siam) ne veulent pas nous énerver. Peut-être que les étrangers ne trouvent pas ‘sanook’ (chouette) de se faire mouiller. Mais parfois, on entend un cri de guerre qui déchire les cieux: ‘Farang Farang!’
Et comme c’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de tremper un Blanc, on y va pas de main morte. Tuyau d’arrosage, pistolets, seaux, petites bassines
Tous remplis d’eau chaude, froide, glacée...
Et si on se trouve dans le bac d’un pickup sans eau, sans fusil… Ben euh, on sera trempé. Tant bien que mal
, Massot, Kung, Lama (la ptite sœur de Massot), G et moi, on essayait de remplir nos seaux vidés en ramassant l’eau qui tombait dans le bac. De temps en temps, une bonne âme nous donnait une petite bassine d’eau (et puis nous en déversait une autre sur la tête). Mais ça ne servait à rien, on était déjà trempés. (pi)Bao et (pi)Rot faisaient bien sûr attention de ralentir dès qu’une attaque se présentait. « I thought you were too hot. » Merci.

You are so beautiful

Samedi, j’ai marché dans une carte postale.

Notre petite excursion du weekend à Koh Surin m’a fait découvrir des paysages d’une beauté… Les mots me manquent. L’eau d’un vert azur, d’énormes rochers gris sur fond de ciel tout bleu, du sable blanc comme ‘Dash’. (pi)Bao nous avait prévenus: « One of the beautifulest places in Thailand. »

A l’occasion de Songkran, ce parc national était peuplé de tout plein de touristes thaïs qui passaient leurs 4 jours de vacances ici. Et y avait presque pas de Blancs.

Notre tente était face à la mer (d’un vert azur avec du sable blanc comme Dash) parmi une centaine d’autres et le lieu avait une cantine (avec des petits plats bien plus piquants que tout ce que j’avais déjà mangé avant) et des sanitaires. C’était très agréable.

Vers 2 heures de l’aprèsmidi, G et moi avons loué nos masques, tubas et gilets de sauvetage afin d’explorer la surface des fonds marins, puisque que le gilet ne permettait pas d’aller beaucoup plus profond. C’est beau. C’est très beau. Et c’est sans doute parmi les choses les plus belles que j’ai jamais vues : les bans de poisson, les couleurs, le corail, ce calme, cette sérénité… Et pourtant, ça ne m’a pas touché autant que ça le devrait ou que je le voudrais. L’île, pareil. Ce ne sont pas les souvenirs les plus forts. J’ai l’impression que j’ai tellement vu ce genre de choses, en photo, carte postale, à la télé… Que je suis blasé et que j’ai besoin de plus. Ceci dit, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, je crache pas dessus.

G

G-force


Après, j’ai passé une horrible nuit en compagnie des moustiques (imaginaires?) et G une excellente. Pour moi, le banc de la cantine fut bien plus agréable pour bien finir la nuit. Dimanche, retour à la case départ. Et lundi… c’est pour la prochaine fois.

La fois prochaine:  ‘Kids on two wheels’ on the radio.

N’oubliez pas: « Sabai sabai. »
Apluz,
Thierry    

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