Thai 3/18: The English Bangkok (Avec nouvelle vidéo!)

Back-packer land

Backpacker land

23 Feb 2007   

The English Bangkok en audiobook

Présentations

Salut, très chers fidèles. Une fois de plus je vous remercie pour vos réponses. Auprès de Jacques Errembault, de son épouse et de ses enfants, je m’excuse de ne pas avoir donné de nouvelles. Il y a une raison à ce comportement douteux. Une raison liée au temps d’utilisation d’internet dans un cybercafé. Cela ne se reproduira plus cependant. Je signale encore vite que si d’autres personnes sont intéressées par les nouvelles du sourire, elles peuvent toujours me le signaler.

Là, je reviens d’un trekking dans la jungle… Mais vous n’aurez pas mes impressions à chaud, car je dois encore vous conter Bangkok.

Voilà pour les présentations.

La cité du sac à dos

13 « volontaires » sont descendus du bus à Bangkok. Ayant lu le Lonely Planet (le Routard si vous voulez), ils se méfient de toutes les combines douteuses que leur proposent les chauffeurs de taxi. Pour finir, parce que décider à 13 est chose ardue, ils montent dans un 4×4. 4 devant, et les autres dans le bac. Le prix est le même que dans plusieurs taxis à compteur avec air-co. Mais que voulez-vous, ce ne sont que des touristes.

On descend après une petite heure de route. Et là,  j’ai vu une chose incroyable. Devant moi se dressait une route que je n’aurais pu inventer. Nous sommes en plein centre de Bangkok et pourtant que des Blancs, des Noirs… Enfin, tout sauf des Jaunes. Nous sommes dans Khao-San Road. Le rendez-vous des backpackers du monde entier. J’exagère bien sûr, c’est pour l’effet dramatique. Ceci dit dans cette rue, il n’y a que des touristes, des vendeurs et des tuk-tuks.

Un des chauffeurs nous aborde « Hey you, where you go ? » A l’hôtel mon gars. On n’a donc pas besoin de lui. Après avoir fait le check-in, on se retrouve tous dans la cité du sac à dos pour faire du shopping. Yes. Ce premier jour, j’ai réussi à ne rien acheter. Mais ça n’a pas duré très longtemps… Le soir, après avoir digéré un bon repas européen (bolognaise)… On se met en route vers le marché de nuit à quelques km de là.

Il était là. Bleu et rouge comme je les aime. Je ne réalisais pas que je m’apprêtais à vivre une expérience unique. J’en avais vu en photo bien sûr. Mais comme les deux autres passagers, je n’avais jamais mis un pied dessus. On négocie un prix avec le chauffeur et -Pouf- on est parti en tuk-tuk. Comme notre groupe était dispersé dans trois véhicules, on se prend en photo et les chauffeurs improvisent une pseudo-course entre les tuk-tuks. Une passagère étant un peu émotive, il n’hésite pas à en remettre une couche. Virages, vitesse et… wheeling. « Ça amuse les touristes » l’entends-je dire à ses amis. Mais ce n’étaient pas les seuls à s’amuser.

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Abby and the cabby

Le marché de la survie

Vaguement déboussolé par le trajet, on débarque au marché de nuit qui s’étend sur plusieurs centaines de mètres.

Comment ça marche?

1. La proie se balade gentiment entre toutes les échoppes qui proposent toujours les mêmes choses : des copies de DVD, CD, sacs, t-shirts, montres, lunettes de soleil…

1 bis. Tous les X mètres, elle se fait arrêter par quelqu’un qui lui propose un ‘ping-pong show’ (*) qu’elle refuse, si elle veut faire son shopping.

(*Il ne s’agit pas d’un simple show de ping-pong, comme je l’ai cru. Ah, la naïveté. Pour les non-initiés, pensez sexualité, femme et balles de ping-pong. Mélangez le tout… A la fin de la soirée, j’ai bien refusé 100 « ping-pong shows »)

2. Le prédateur, posté à côté de son échoppe attire subtilement la proie avec les mots « Hevalook, hevalook »

3. La proie s’arrête et regarde l’article de son choix. « Alsize, Alsize » reprend le prédateur.

4. La proie se décide à demander le coût.

5. Le prédateur invente le prix le plus improbable possible. Du genre 800b (20 euros) pour un t-shirt.

6. La proie est terrifiée. Le prédateur lui propose sa calculette Casio (ils ont TOUS une calculette Casio) pour y mettre son prix.

7. Commence la négociation. La proie propose un prix très bas pour commencer.

8a. Si la proie n’est pas douée, prédateur et proie se mettront d’accord pour un prix entre 400 et 600 bahts. La proie aura été mangée toute crue. Le prédateur aura, une fois de plus, triomphé et se délectera de sa victoire avec un grand sourire qu’il adressera à la proie. Peut-être d’ailleurs que la proie sera enchantée de son t-shirt marrant qui est quand même bien moins cher que dans son pays d’origine. C’est ça qui est important pour les prédateurs. Des proies heureuses.

8b. Si la proie est douée, (le prédateur lui dit « trop bas », la proie s’en va et le prédateur pousse son cri du cœur « My last price »), elle aura le t-shirt pour 180b.

8c. Si la proie est chanceuse, après le « My last price » du prédateur, celui-ci va perdre ses moyens car pour une raison ou une autre, il veut vendre coute que coute. Il s’avouera vaincu avec un « Okok your price » 150b. Le prédateur est devenu proie. C’est la dure loi de la jungle

9. Revenez au point 1.

…..

Vu que toutes les échoppes vendaient la même chose, ce marché ne représentait pas beaucoup d’intérêt à mes yeux. Je n’ai rien acheté… Pas comme certains. Hum.

Le tourisme de l’éternelle fermeture

Le palais royal, fermé

Le palais royal, fermé

Le lendemain, je vais négocier des t-shirts dans Khao-San road et je finis par ne toujours rien acheter. Mais ça m’a vidé. C’est super désagréable de négocier pendant 15 min pour un t-shirt. Je me sentais mal après. Marre de ce microclimat, moi. Marre du shopping. Je demande à Tom s’il veut m’accompagner et ensemble, on va voir des monuments.

On se fait aborder par un chauffeur qui, p152 du Lonely Planet « vous proposera un tour de la ville pour 20b ». Ne tombons pas dans le piège à touristes. Pour ce prix-là, on ne verra que des costumes et des pierres précieuses. Le tuk-tuk nous emmènera chez ses potes costumiers et bijoutiers. Et comme toujours, il nous dira que la curiosité qu’on veut voir aujourd’hui est fermée, nous signale encore le Lonely Planet. C’est ça. Le palais royal fermé.

Cela dit, je pense que c’était vrai cette fois-ci. On n’a pas pu entrer. D’ailleurs, on n’a pas pu voir le Golden Mount non plus et on a tout juste raté la cérémonie du Boudha géant à l’occasion de la nouvelle année. On n’a rien vu. Ou presque. C’était quand même chouette. On revient à Khao-San et avec l’aide de Tom, j’achète les deux t-shirts que j’ai négociés à 150b.

Le soir : gé-nial. Chinatown. Tous hyper motivés pour fêter le nouvel an chinois, on débarque au quartier chinois. Karen me souffle : « C’est demain. » Gé-nial quand même. C’est un truc que j’ai vu mille fois en photos et là, je peux réellement me balader dedans. Plein de gens. Trop. Plein de bruit. Plein de pollution. Plein d’animation. Plein de rouge aussi. J’ai envie d’aller en Chine. Encore plus tard, on sort à la taverne du voyageur dans Khao-San Road… Chouette soirée.

"Selfie" de 2007. Abby, Thierry, Tom et what's-her-name

‘Dans le Tuk-Tuk’ -Selfie de 2007-

Le lendemain avec Vanessa, Tom et Nicole, on prend le « Skytrain ». Un monorail, idéal pour voir le nouveau Bangkok. Puis on se balade sans but. J’aime, mais pas tout le monde. On rentre.

La fois prochaine : Tente, trekking et grottes.

Laa Koon (au-revoir) Thierry

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