TUR 5/10 : Radio-télé-ciné-pc

Pammukale, un endroit où il fait bon vivre...

Pamukkale, un endroit où il fait bon vivre…

31/07/11

Radio-télé-ciné-pc en audiobook

[audio http://universpodcast.com/contents/lesaventuresdethierry/tur-5-10-radio-tele-cine-pc.mp3 ]

« Mon père a toujours prétendu que la vie était simple, parce qu’il suffisait de désirer très fort quelque chose ou quelqu’un pour l’obtenir. L’échec étant  simplement la preuve que le désir n’était pas assez intense. » -Le mari de la coiffeuse-

3 pas en avant, 3 pas en arrière

Il n’était pas intéressant. J’ai passé 3 heures avec lui, son frère et 2 amis à lui qui travaillaient au même endroit, mais c’était pas passionnant. Oh, je ne me suis pas ennuyé non, mais Feiaz n’avait rien qui valait le coup d’être filmé. Premièrement, ce mini businessman avait réellement 19 ans. Puis ensuite, même si tout était déjà clair pour moi, son anglais n’était pas si bon que ça. Pour finir, je l’ai trouvé un petit peu antipathique quand il m’a dit: « I don’t like to smile » et je ne l’ai plus beaucoup apprécié. Par contre, c’est vrai que de se faire demander à longueur de journée « you’re really 19? » doit être pénible, mais, de là à en faire un film…

Retour à la case départ donc. Je suppose que ça fait partie de l’aventure. Cela dit, à force de ne pas avoir de film, je commençais à me sentir à l’étroit à Pamukkale. J’avais vu les travertins, J’avais vu Hiérapolis, J’avais vu Aphrodisias,  qui était très (très) beau, Jasmin était partie et j’avais plus vraiment de raison d’être là. Il ne me restait plus qu’à commencer des recherches de Couchsurfers dans la région de Göreme, ma prochaine destination en Cappadoce. Ce ne fut pas un grand succès. De plus, comme je devais voir avec Ibrahim, le webmaster, comment améliorer la visibilité de l’hôtel sur le web, je ne pouvais pas partir. Pas avant dimanche en tout cas.

Joie!

Un soir de cette semaine-là, me sentant coupable et gratifiant à la fois pour tout ce qu’on me donnait, j’ai offert une bouteille de raki à Hassan, (ah 46TL, bon, très bien.)  qu’on a partagé ensemble avec Bilal et 2 touristes italiens. La bouteille fut accompagnée de pastèque, de yaourt et de « manti » (ça goûtait les pâtes, mais c’était des champignons, enfin, je ne sais plus maintenant…) ce qui était délicieux. Par conséquent, toute la table a eu l’occasion de me voir tel que je suis rarement, après m’avoir gentiment fortement encouragé à prendre un deuxième verre. Apparemment, c’était très drôle. Mais j’étais encore trop responsable pour aller plus loin. Peu importe! Le raki était une belle découverte et ma soirée réussie!

Bilal, fumant comme un turc

Bilal, fumant comme un turc

A côté de ça, ma fonction web commençait à prendre de l’ampleur. Lecture de mails matin et soir, réponses, impressions des réservations d’hôtel… Je commençais à comprendre la place qu’on me donnait… Et je me rendais compte que ça ne me convenait pas du tout. Même si, au sein de la « famille » d’Hassan, je m’y retrouvais davantage, il fallait vraiment que je fasse quelque chose d’autre qu’écrire, lire, aller dans la piscine et au parc. Je décidai d’une excursion à Laodıkya. C’était pas loin et pas cher.

La-haut, sur la colline

« Laodicée était autrefois une cité prospère, renommée pour sa laine noire, ses banques et ses onguents. (…) Si les ruines disséminées dans le secteur attestent de ce passé glorieux, elles présentent peu d’intérêt pour le néophyte… »

J’avoue que je n’en sais rien. Je suis arrivé vers 11h devant le site et là, pour une fois, je ne pouvais pas me plaindre. Il n’y avait aucun touriste, d’ailleurs il n’y avait même personne et le site aussi était désert. Je veux dire, je voyais devant moi une énorme étendue de terre jaune aride. Je ne voyais pas de pierres. Il y avait juste une petite cabine me réclamant 3TL à l’entrée, ce qui n’était pas grand-chose. Mais bon, comme il faisait 40°C (comme d’hab), comme dans l’enclos historique devant moi, il n’y avait pas d’arbre, pas un seul carré d’ombre, et que le chemin qui longeait le site sur la gauche en était plein, j’ai choisi celui-ci. C’était un choix peu intelligent. J’ai réussi à me faire peur tout seul en me coinçant dans la boue marécageuse qui a failli m’engloutir. J’étais pathétique.

L'attirail du parfait petit voyageur

L’attirail du parfait petit voyageur

Pour me remettre de mes émotions, j’ai cherché un ciné dans la ville voisine, à Denizli. Il s’agissait d’une ville prospère, sans touristes et célèbre pour son textile. Cela faisait 1 semaine que je n’avais pas vu de film. Peut-être cela me remplirait-il d’une énergie nouvelle…
Mouais, sauf que je suis arrivé en retard (non, je vous assure que je ne veux pas voir Transformers), sauf que pour une raison obscure une lumière de secours s’allumait toutes les 3 minutes dans la salle, me sortant du film. Sauf aussi que le film s’est arrêté en plein milieu pendant 10 bonnes minutes et que, pour finir, le son de la salle voisine (Transformers) venait régulièrement agrémenter le nôtre, plus… Discret.

Le film, c’était Wrecked avec Adrian Brody. Et je me suis quand même bien amusé. Les 4 autres spectateurs, je ne sais pas. J’ai essayé d’aller parler au projectionniste après, mais il ne m’a pas laissé voir son travail. Il m’a renvoyé chez son collègue, le guichetier, qui n’avait aucun intérêt. Je suis sorti en disant que l’endroit était super… J’ai menti.

Cinémoi

Puis dans la rue, j’ai repéré un homme avec une caméra de reportage. Je l’ai suivi, comprenant après mon film que c’était de cinéma que j’avais besoin. Et il s’est arrêté devant DEHA TV, sans doute une boite de production. Il discutait avec des collègues devant la boutique. En anglais, je lui ai dit qui j’étais et que je cherchais du travail, éventuellement bénévole. L’homme a posé son bras autour de mes épaules et m’a donné 3 petites tapes. Vous savez, celles qui veulent dire « C’EST COMPLETEMENT MORT TON PLAN. » Alors, je lui ai souri et j’ai tourné au coin de la rue. Là, je me suis arrêté pendant 5 bonnes minutes débattant de ce que j’allais faire. Il fallait que je ne me laisse pas marcher sur les pieds de la sorte. J’ai pris mon courage à 2 mains, récitant mentalement mes arguments dans ma tête. J’ai tourné le coin et… Evidemment il était plus là. Il avait une vie, lui. J’ai encore chargé mon courage et je suis même entré chez DEHA TV (sans pousser la porte vu qu’elle était déjà ouverte). La réceptionniste, bien embarrassée, m’a renvoyé chez un collègue à elle.  C’était un gars rond, bonne bouille et bon vivant. Nous avons utilisé les logiciels de traduction gratuits pour nous expliquer. Et puis, son collègue est arrivé et nous a offert le thé. Je crois que bon vivant s’appelait Hakan et qu’il était caméraman, entre autres. Un autre collègue est venu également, beaucoup plus jeune celui-là: Semi, 17 ans. Il travaillait à la radio pendant les vacances. Après m’avoir offert un repas à la cave, accompagné d’une discussion faite grâce au dico de mon guide de conversation turc (mon arme secrète), nous avons été voir les locaux de la radio locale. Là, j’ai pris un thé (je crois que c’était mon troisième depuis que j’étais entré chez DEHA TV) et j’ai rencontré les jolies speakerines.

Semi (avec ses lunettes), sa famille... Et moi

Semi (avec ses lunettes), sa famille et… Moi

Après, ce qui s’est passé est un peu long à détailler. Mais en gros, j’ai quitté la radio avec Semi. On a discuté à l’aide du dico, puis Semi en a cherché un aussi chez lui… (ça devait être drôle de nous voir parler). J’ai rencontré 3 de ses amies et j’ai mangé avec toute sa famille. Pour l’occasion, ils ont invité leur oncle qui est prof d’Anglais. J’aurais même pu dormir chez eux mais le devoir me rappelait: on avait la visite du webmaster le lendemain. Ce lendemain d’ailleurs, à l’hôtel, Osman (neveu) puis un peu plus tard Elwan (femme de Hassan) m’appellent. On parle de moi à la radio. Classe, non?

Quant à mes aventures, elles se posaient une question essentielle. Une question qu’elles s’étaient déjà posé le 1er jour en arrivant au Dört Mevsim Hotel. N’y avait-il pas un film à faire ici? Bien sûr. Mais comment? Ils étaient beaucoup trop. Ooz (17), Osman (17) Bilal, Hassan, Elwan, Guule,(? 30+?) Bajaar,(15) Ahmet (6) sont super mais comment les filmer?

A mesure que les jours passent, j’en apprends un peu plus sur le fonctionnement de l’hôtel et je commence à travailler davantage. Ce qui n’aide évidemment pas à voir du pays. Qu’à cela ne tienne, le staff de l’hôtel commence à me demander de petites choses, à compter sur moi, à me demander conseil. J’ai aidé Ooz avec son speech qu’il fait aux touristes à la sortie du car à Denizli (Where are you going? I have hotel for you in Pamukkale). J’ai aidé le webmaster à améliorer la visibilité de l’hôtel sur Google. J’ai renseigné des touristes sur les choses à voir dans le coin. Et je veux bien continuer à faire ça pendant un mois si je peux filmer cette famille. Rien n’est moins sûr.

Ibrahim, le webmaster

Ibrahim, le webmaster

Epilogue

C’est drôle, pas même 24h plus tôt, je voulais quitter la région à tout prix. La chaleur et le fait qu’il n’y ait rien à faire aidant… Mais bon. C’est de la triche, je suis une semaine en avance sur vous moi. Je sais exactement ce qui va se passer…

Bizoux a tous

Merci encore pour vos mails. C’est hyper cool. Je vous sens là à mes côtés.

Thierry 

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