BF 1/5 : « Bref, j’ai atterri au Burkina »

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07/02/11

Bref, j’ai atterri au Burkina en podcast

[audio http://universpodcast.com/contents/lesaventuresdethierry/bref-jai-atterri-au-burkina.mp3 ]

Bref,

dans 2 jours, je partais faire un docu au Burkina Faso pour mes études.
Ca faisait 4 mois au moins que j’étais au courant. J’avais eu tout le temps du monde de bien préparer mes bagages, de réfléchir mon projet de docu, de découvrir le pays, de rencontrer des gens qui étaient partis dans le cadre du même projet…Mais je l’avais pas fait.
Si les gens me demandaient « Et c’est comment Ouagadougou ? » Je savais pas leur répondre. Et s’ils me demandaient « Et il fait quel température ? » Je savais pas leur répondre. Et s’ils continuaient, je disais « Ben je verrai bien une fois sur place, hein! » en souriant. Mais en fait, je trouvais pas ça drôle.

J’ai donc acheté le guide du routard parce que j’achète toujours un guide avant de partir dans un autre pays. Ca me rassure. J’achète aussi toujours un guide de conversation quand je vais dans un autre pays. Ca me rassure. Comme ça, j’ai pu dire « Au secours » « il fait beau » et « t’as de beaux yeux » en turc, en thaïlandais et en brésilien. Mais là, en moré y en avait pas. Grâce au guide du routard, je savais quand même dire 40 mots en moré. Dont 4 pour le bonjour.

En lisant le guide, je me suis rendu compte à quel point j’étais dans la merde. Je savais rien de ce pays dans lequel j’allais passer 40 jours. J’avais peur. J’ai donc appelé un ancien étudiant qui avait fait le projet de docu pour le rencontrer avant de partir.
Comme j’avais de la chance, il s’était justement tordu la cheville et était cloué chez lui. J’étais content. Le lendemain, il m’a rencontré et m’a rassuré. J’étais détendu. Il m’a offert 2 Duvel. J’ai dit « Merci » . Il m’a dit que sur place, je devrais payer beaucoup de coups aux gens. J’ai dit « ah ». Comme j’avais un autre rendez-vous, j’ai fini ma Duvel et je suis parti. Il ne m’a pas raccompagné. Je lui ai dit « Ah, tu ne me raccompagnes pas ? » Il a rigolé même si c’était pas drôle.

Le jour du départ, j’étais prêt. Sauf que je devais encore m’acheter un tapis de sol pour si jamais je dormais par terre, une poche pour mettre mon fric dans mon froc et un K-way pour si jamais il pleuvait. En plus, je découvrais que le sac à dos que j’avais prévu ne convenait pas. J’avais oublié de prendre mon cachet contre la malaria et je savais pas si quelqu’un venait me chercher à l’aéroport de Ouaga. Je stressais un peu.

Heureusement, y a la famille. Mon papa m’a donné son K-way, ma maman a recousu un sac, ma prof m’a dit par téléphone « Cyprien m’a dit trois fois qu’il serait là à Ouaga pour t’accueillir » et ma sœur a été là à l’aéroport pour me dire au-revoir. Après avoir dit au-revoir à mes parents et ma sœur, je me suis senti triste. Quand j’ai embarqué dans le premier avion, je me sentais mal. Quand je suis arrivé à Casablanca, je me suis dit que j’arrivais bientôt. En fait non. Après 5 heures d’attente dans l’aéroport, j’ai embarqué pour Ouaga. Dans l’avion, y avait plein de Noirs. Je me suis dit que y en aurait encore plus sur place. J’ai haussé les sourcils. Je me suis dit que j’arrivais bientôt. En fait non. Y avait encore un transit mais on restait dans l’avion. J’ai essayé de dormir, mais ça marchait pas. J’ai essayé de lire, mais j’étais trop fatigué. J’ai pensé à parler à mes voisins, mais j’en avais pas…

En sortant de l’avion, j’étais naze.

Ouaga, de nuit

Ouaga, de nuit

Il était 4 heures du matin. En plus, Cyprien n’était pas là. J’ai donc attendu un peu. A côté de moi, y avait un autre Blanc. On devait aussi venir le chercher. Mais on n’arrivait pas. A côté de nous, y avait des rabatteurs. On devait pas venir les chercher. Pour finir, alors qu’ils attendaient que je demande leurs services, Cyprien est arrivé. Pour pas laisser le Blanc tout seul, j’ai demandé s’il voulait venir avec nous. Il a dit « non ». J’ai dit « salut ». Cyprien m’a conduit vers sa voiture, qui m’a conduit chez moi. Je regardais par la fenêtre, mais je comprenais pas ce que je voyais. En arrivant dans mon nouveau chez moi, j’ai regardé ma chambre. Elle était grande mais je l’aimais pas. Après, je me suis dit que j’étais fatigué et je me suis couché. Juste avant de m’endormir, je me suis vraiment demandé ce que je foutais là.

Ma chambre à Ouaga

Ma chambre à Ouaga

Bref,
j’ai atterri au Burkina.

—–

Librement inspiré de « Bref », le programme court de Canal+, imaginé par
Kyan Khojandi et dont le premier épisode se trouve ici

Podcast rendu possible grâce à FOOLCONCEPT qui partage les sons de « Bref »

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