VN 4/5 : Version originale sans sous-titres

Vinh, lady in pink

Vinh, lady in pink

03/11/13

Version originale sans sous-titres en audiobook
[audio http://universpodcast.com/contents/lesaventuresdethierry/ep4-vo-sans-st-complet.mp3 ]

Personnages principaux

C’est l’histoire de Vinh, une jeune femme vietnamienne de vingt-cinq ans dont le grand projet est d’ouvrir un jour un hôtel petit budget dans son pays natal. Elle ne le ferait pas pour l’argent mais parce qu’elle aime partager son amour pour son pays d’origine.
L’histoire ne dit pas exactement quand est né ce projet. Par contre, maintenant, il semblerait que tout ce que Vinh fait, elle le fait pour se rapprocher de son rêve.

Par exemple, quand elle visite une ville de son pays, elle prend toutes sortes de renseignements pratiques pour pouvoir conseiller les gens plus tard. Si un établissement ne propose pas de bons services ou qu’il ne la respecte pas, comme cet hôtel où on l’a prise pour une prostituée simplement parce qu’elle était avec un Blanc lors du check-in, il est immédiatement inscrit sur sa liste rouge. Elle prend également les coordonnées de pas mal de voyageurs “pour le futur” car “on ne sait jamais que ça pourrait servir. Et pour finir, elle prend des photos de la décoration des endroits qui lui plaisent pour concevoir sa propre déco par après. Elle adore la photo. Elle prend tout-le-temps des photos. Ah et j’oubliais, elle ferait bien une formation en hôtellerie et elle aimerait voyager en Europe pour rendre visite à ses amis et pour connaitre la culture des gens qu’elle accueillera… Mais d’abord, elle doit gagner de l’argent.

Thierry, man in yellow

Thierry, man in yellow

C’est aussi l’histoire d’un Belge de vingt-cinq ans également, Thierry, qui rêve d’une vie faite d’histoires et de cinéma et qui est venu accompagner Vinh pour voyager au Vietnam. Les deux se sont rencontrés il y a 6 ans à Saïgon sur un banc dans un parc et ont gardé contact par internet pendant toutes ces années avant de décider de voyager ensemble. Pendant 3 semaines déjà, ces deux amis ont partagé la même route. Que ce soit dans la joie, la peur, la colère, la fatigue, la tristesse, la mélancolie ou le bonheur… Mais voyager ensemble, rien qu’à deux, c’est épuisant, et tout indiquait que les 2 amis allaient chacun prendre leur route pour les jours à venir.

Situation de départ

Notre histoire démarre dans la rue ‘Luong Ngoc Quyen’ à Hanoï, dans le nord du Vietnam. Vinh, qui a senti la rupture venir, a pris l’initiative de mettre les choses à plat et c’est pour ça qu’elle a invité Thierry à partager une ‘bia hoi’, une bière fraiche, avec elle. Au moment où les deux voyageurs rejoignent la cohue de gens attablés pour la bière de fin de journée, Thierry ne se doute pas du tout de la discussion qu’il va avoir avec Vinh. Il aime l’endroit. Encore un truc particulier au Vietnam: une centaine de personnes assises sur de minuscules tabourets en plastiques, pratiquement les uns sur les autres, qui savourent des bières à vingt eurocents dans une ambiance de rencontre chaleureuse. Il y a des Viets et des étrangers et la bière ne cesse de couler. De plus, la pluie s’est arrêtée. Vinh demande comment le voyage se passe, selon Thierry. Elle sait qu’il avait envisagé de se séparer d’elle pour ses 12 derniers jours. Thierry répond qu’il y pense toujours et petit à petit, les deux expriment ce qui a été difficile pendant le voyage: “Je me sens jugé” “Je suis plus un gosse” “ Parfois, je comprends pas pourquoi tu dis rien…” Tout y passe. 2 bières plus tard, Vinh est satisfaite. Les choses ont été dites des deux côtés et pour elle, la pression est redescendue. Mais Thierry vit les choses autrement. Il doute toujours autant, Vinh le rendant régulièrement dingue…

Rue Luong Ngoc Quyen, à l'heure de la Bia Hoi

Rue Luong Ngoc Quyen, à l’heure de la Bia Hoi

A ce moment arrive Xavier, un ami français de Vinh, du même âge qu’elle, ingénieur et expatrié depuis 3 ans à Hanoï. Il s’assied avec les 2 amis et la discussion sérieuse est brusquement interrompue. Les choses deviennent plus légères et heureuses.
Dans cette ambiance de rencontre, un Australien d’une quarantaine d’années -qui n’aime pas les ingénieurs- et un américain du même âge que nos deux amis, se joignent à la bande. Les bia hoi se vident et les nouveaux amis parlent politique, nature, cinéma… Bref, des conversations bénignes de voyageurs qui font connaissance.

La soirée se poursuit dans un bar où Thierry et Xavier prennent un cocktail, alors que Vinh se contente d’un soft. A la fin de la soirée, vers onze heures, puisque c’est l’heure à laquelle tout ferme, Thierry est bien entamé et, une fois arrivé à l’hôtel, il tombe dans un sommeil de plomb, oubliant la discussion sérieuse de la tantôt, oubliant le fait qu’à minuit les amis vietnamiens de Vinh arrivent pour voyager tous ensemble en moto dès le lendemain et oubliant aussi qu’ils ne parlent presque pas l’anglais. Vers le milieu de la nuit, Thierry se lève de son lit de camp pour boire un coup. Apparemment, les amis de Vinh ne sont pas encore arrivés, vu qu’il n’a pas été réveillé par du bruit. Mais en sortant de la salle de bain, il découvre 3 personnes qu’il ne connait pas qui dorment sur le lit double à côté de celui de Vinh. Le choc. Mais vu qu’il ne peut rien y changer, il retourne dormir. Il verra demain.

Elément perturbateur

7 heures. Tout le monde se lève autour de Thierry. On allume la lumière, la tv, on prend des douches, on ouvre les rideaux. Ca parle vietnamien. L’horreur. Vinh vient voir son ami. Elle demande s’il veut toujours voyager dans le nord avec ses amis. Thierry demande combien de temps ça va durer. Vinh lui explique que le voyage est divisé en deux et que d’abord, ils partiront 3 jours en moto pour voir la région de Moc Chau, puis retour à Hanoï. Et après, ils verraient. Thierry est crevé. Il n’a qu’une seule envie, c’est de dormir. Mais alors qu’il respire presque le refus, il repense une fois de plus aux parole de Richard, le personnage de Leonardo Dicaprio dans ‘La Plage’;

So never refuse an invitation, never resist the unfamiliar, never fail to be polite and never outstay your welcome. Just keep your mind open and suck into the experience. And if it hurts, you know what? It’s probably worth it..”.* 

*“Ne jamais refuser d’invitation, ne jamais résister à l’inconnu, ne jamais oublier d’être poli et ne jamais abuser de l’hospitalité des gens. Simplement, garder  l’esprit ouvert et se laisser entrainer par l’experience. Et si ça fait mal, vous savez quoi, c’est que ça en vaut la peine.”

Et il accepte avec le sourire (forcé).

Péripéties

Doan, Vinh et Vang

Doan, Vinh et Van

Par contre, maintenant, une semaine de voyage à moto plus tard (oui, parce que Thierry est resté toute la semaine pour finir), il m’est difficile de résumer tout ce qui s’est passé. Disons que notre voyageur a vu des paysages d’une beauté immense, qui lui donnaient réellement des frissons quand il les découvrait et que, d’un autre côté, il a eu envie d’arrêter de voyager avec ses nouveaux ‘amis’ un nombre incroyable de fois aussi. Parfois, c’était littéralement le bonheur avec sécretion d’endorphine et tout.

Comme par exemple le premier soir: il était passager sur la moto de Bao. Il faisait nuit. Il drachait. Tout le monde était trempé. La route de montage non éclairée serpentait. On était encore bien loin de la destination.  Mais la seule chose qui passait par la tête de Thierry, c’était la chance qu’il avait de vivre ceci. « Une chance de cocu » et « béni des Dieux » étaient les expressions qui lui venaient en tête. En plus, comme la pluie était tellement forte, la nuit tellement noire et le phare de la moto tellement lumineux, les deux passagers de la moto voyaient leur ombre projetée dans la pluie et entourée d’un faisceau lumineux. Incroyable!
Le dernier jour n’était pas mal non plus: les cinq motards avaient arrêté leur moto à l’ombre d’une montagne gigantesque, à côté d’une falaise très profonde qui les faisait se sentir si insignifiants et minuscules par rapport à la grandeur de la nature. Mémorable.
Et je pourrais donner tant d’exemples encore…

Mais pour résumer, Thierry aime le paysage asiatique et tout ce qu’il a vu en photo et qu’il peut voir en vrai remplit le jeune cinéaste d’une joie énorme. Que ce soit naturel ou citadin, que ce soit un camion du modèle asiatique (petit et étroit), une balise de sécurité ou un marquage au sol, ou encore une feuille géante de quelque plante inconnue, tout ça rend Thierry heureux.

Montagne de Moc Chau

Montagne de Moc Chau

Par contre, quand il n’arrive pas à apprendre la langue du pays qu’il visite, c’est insupportable. Et ça lui donne l’impression qu’il ne peut créer de relation avec qui que ce soit, ce qui est –presque – vrai. C’est pour cela que cette semaine fut aussi le lieu de frustrations nombreuses pendant laquelle notre voyageur s’est senti exclu de la vie de groupe, enfermé dans sa bulle d’une autre langue. Et c’est étrange mais je n’arrive pas à mettre la main sur tant d’exemples concrets qui illustreraient cette situation désagréable. Je peux juste dire que Thierry en voulait beaucoup à Vinh (décidément), qui ne traduisait presque rien (selon lui) de ce que ses amis vietnamiens disaient entre eux et qu’afin d’être de bonne humeur, il avait besoin de ça et aussi de dormir la nuit, ce qui n’était pas toujours le cas.

Imaginez: vous revenez d’un voyage en moto de trois jours, vous êtes crevé. Vos amis vous annoncent que vous allez passer la journée et la nuit prochaine à Hanoï et que tout le monde pourra se reposer à l’hôtel. C’est parfait, vous êtes enchanté. Vous allez pouvoir vous poser, prendre du recul, etc.

En début d’aprem, on vous apprend que, pour finir, on va repartir ce soir avec le bus à couchettes. Il se trouve que dans ce modèle précis de bus à couchettes, les places sont par deux et qu’il n’y pas de séparation entre les lits. Imaginez alors que votre voisin est un mec plus âgé que vous, apparemment très malade et qu’il tousse tout le temps et que sa toux est sale et pleine de glaires. Ajoutez à ça qu’il est assez costaud et qu’il prend bien sa place sur la couchette, vous collant presque contre la fenêtre. Imaginez enfin qu’après vos huit heures de bus, vous descendiez dans une ville la nuit à 4 heures du mat, avec vos compagnons qui ne parlent pas votre langue, devant une pension. On dirait qu’on attend, mais on ne vous dit rien, et vous êtes trop fatigué pour demander. Vous êtes crevé du voyage en moto, du voyage en bus et le mec de la pension ne semble pas arriver. Un coup de fil plus tard, le mec débarque. Mais ce n’est pas le mec de la pension, parce que vous n’allez pas dormir cette nuit, vous allez prendre vos motos, attendre qu’il fasse jour, et rouler toute la journée. Ah et en plus, à ce moment là, vous vous rendez compte que vous avez oublié votre casquette que vous aviez trouvé lors de votre premier hike louvetaux, il y a 15 ans, dans le bus… Imaginez tout ça et vous aurez une idée assez claire de comment Thierry se sentait ce jour-là.

Mais il faut lâcher prise. Ce n’est qu’une casquette, ce n’est que de la fatigue…
Et puis, malgré la communication difficile, les trois trentenaires avec qui Vinh et Thierry voyageaient étaient quand même très gentils.

Adjuvants

La bande: Vinh, Doan, Vang et Bao

La bande: Vinh, Doan, Van et Bao

Il y avait: Bao, Van et Doan.

Bao était le marrant, avec qui il était possible de parler un petit peu anglais. Il travaillait pour le gouvernement et ne prenait presque jamais de douche. C’était aussi le ‘prof’ de vietnamien que Thierry avait tant attendu. Sa copine, Van, était comptable et catholique, dernière d’une famille de 8 enfants. Elle ne parlait pas du tout anglais mais faisait toujours passer les autres avant elle et, tout comme Bao, elle faisait un discret signe de croix avant chaque repas. Dernière chose, elle était fine comme un roseau et mangeait pour quatre. La dernière de la bande, Doan, était designer-photographer freelance, prenait de très longues et nombreuses douches, parlait un tout petit peu anglais et passait sa vie sur son iphone. C’est avec ces gens là, en plus de Vinh, que Thierry a découvert le mode de vie vietnamien ou le “vietnamese style” comme Vinh l’appelait. Et c’est parce qu’ils l’ont accueilli qu’il a eu cette chance.

Premièrement, les Vietnamiens prennent tout le temps des photos de tout. Si Thierry pensait que Vinh faisait beaucoup de photos, force était de constater que ses amis en prenaient 3 fois plus. Doan avait son reflex, son compact et son smartphone (mais bon, elle est photographe). Bao avait son smartphone et son reflex et Van , seulement son iphone, ce qui ne l’empêchait pas de mitrailler autant que les 2 autres. Les photos en question se prenaient lors du voyage, à chaque arrêt des motos à côté d’un paysage de rêve. A ces moments-là, les Vietnamiens ne regardaient le paysage qu’au travers de l’objectif de leur appareil photo pendant les 10 minutes de pause. Mais ils ne contemplaient jamais la vue tout simplement, comme ça, pour le plaisir des yeux. Si Thierry voulait prendre discrètement une photo d’une personne du groupe, il était immédiatement repéré et son ami viet prenait la pose “Victory” (vous voyez, les deux doigts en v…). Mais ce qui semblait être le plus important, enfin ce qui sautait le plus aux yeux du Belge, c’est qu’il fallait toujours prendre plein de photos de ce qu’on mangeait avant la plupart des repas. Et pour bien faire, il fallait mettre la nourriture en scène: avancer, reculer, déplacer les bols et les plats, voilà le rituel.

Pendant les repas, on mangeait –évidemment- avec des baguettes, ce qui n’était pas toujours simple pour Thierry, on buvait du thé glacé et on se curait les dents à la fin. Quand on buvait de l’alcool, il était interdit de boire seul et c’est pour ça qu’on faisait ‘tching’ autant de fois que nécessaire pour vider les verres. Parfois, on mangeait du rat, parfois, on mangeait des oeufs cuits avec des canetons cuits dedans. Parfois, on se saoulait à l’alcool de riz et généralement, on mangeait du riz. Voilà le VN-style.

 
IMG_1156

Séance photo dans les lunettes de Bao


Cliffhanger

Pour Thierry, c’était donc l’immersion totale. Et pourtant, malgré la présence de son ‘prof’, son Viet ne progressait pas. Il fallait aussi lâcher prise sans doute… Mais un jour se produisit un évènement qui faillit tout changer. C’était après les trois jours de moto. La bande était sortie  flâner dans un Hanoï ensoleillé avec les appareils photo et Thierry était toujours aussi frustré de ne pas pouvoir apprendre la langue à cause de sa prononciation exécrable. Soudain, il eut une révélation. Brusquement, il s’arrêta de marcher. Il sortit son guide de voyage en français de son sac à dos et en feuilleta frénétiquement les dernières pages. Il trouva celles qui rassemblaient 2 feuilles de formules de bases en vietnamien avec la phonétique française à côté. Il appela Vinh et lui en lu une, en utilisant la phonétique. “Now I understand you.”, fut sa réponse. “Finally.” C’était ça. C’était la clé. Thierry n’était pas nul en vietnamien, c’est juste qu’il n’avait pas le bon outil pour le parler. Il fallait qu’il trouve un guide de conversation en français aujourd’hui avant la deuxième partie du voyage en moto. Absolument.

Au lieu de se reposer, Thierry éplucha alors toutes les librairies du coin et rencontra un étudiant viet qui l’aida dans sa tâche. Il était sûr qu’ils allaient trouver. On était à Hanoï. Capitale du Vietnam. Il y avait eu la colonisation française! Cependant, nos deux chercheurs ne trouvèrent rien. Il fallait lâcher prise. Thierry partagea un dessert avec le jeune-homme de 20 ans, et celui-ci lui interdit de payer l’addition. “Comme t’es blanc, ce sera plus cher.”

Ils pratiquèrent l’anglais ensemble, en se disant qu’ils essaieraient de se revoir après le voyage en moto et Thierry rentra à l’hôtel retrouver les autres. Avant de monter dans la chambre, il y avait une dernière chose à essayer sur l’ordi de l’hôtel. Il rechercha une librairie française à Hanoï, la trouva, l’appela, fit sa demande et entendit que le livre qu’il cherchait était en rupture de stock. Dire qu’il aurait pu acheter ce livre en Belgique avant de partir. Il l’avait vu. Mais il avait été radin. Dire que ça a tout changé. Une belle leçon. Surtout que le tout dernier jour qu’il a passé au Vietnam, dans un magasin à Saïgon, il a vu le livre…Il l’a donc acheté, comme trophée. Comme souvenir de sa bêtise…

Mais je m’avance un peu trop. On est sur les motos là, voyageant à 30-40 km/h dans des paysages immenses et dépassant plein de villages de tribus montagnardes. Il fait pas très chaud d’ailleurs. On zig-zag, on dit bonjour aux enfants sur le chemin, on monte à des hauteurs impressionnantes. Quand il pleut, on met des combinaisons transparentes en plastique bleu qui font ressembler à des cosmonautes. On traverse des paysages sur lesquels plane un brouillard mystique. On voit des fermiers travailler dans leurs champs de thé ou de riz, ou des gens qui s’occupent de leur terrain quasi vertical au-dessus de la route. On entre dans des vallées aux beautés cachées, on monte sur des plateaux depuis lesquels on voit tout. Le soir, on dort chez l’habitant, savourant des mets traditionnels de la région… Et on est presque les seuls touristes parce qu’on est en semaine…

Mais tout n’est pas rose pour l’éternel insatisfait Thierry: on ne fait que passer, on ne va pas à la rencontre, ou alors seulement à la rencontre des paysages. Et puis, il ne décide rien, le Thierry. C’est tout le contraire de ce à quoi il est habitué quand il voyage. Sur les 3 Honda Wave Sx, tout le monde a sa fonction. Bao est un peu le gardien du groupe, Van qui roule avec Vinh, gère les finances, Vinh qui connait bien la région pour y avoir déjà voyagé, sert de guide et Doan transporte les affaires de Vinh sur sa moto. Reste Thierry. Il ne parle pas la langue, ne conduit pas de moto, ne connait pas la région et se sent de ce fait complètement inutile et pas à sa place. Il a le rôle du ‘Blanc’, celui qu’on prend avec soi pour faire exotique. Il pense qu’il représente un quota. Mais en fait, pas du tout.

Bao, sosie de Jet-Li

Bao, sosie de Jet-Li

Doan on top

Doan on top

Vang et Vinh on the road

Van et Vinh on the road

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